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La prière est au coeur de la vie chrétienne. "Le besoin numéro UN pour l'assemblée de Jésus-Christ de ce temps et de tous les âges, est celui d'hommes et de femmes de foi, inébranlables et saints, d'une telle vigueur spirituelle et d'un tel zèle ardent. Leur prière, leur foi, leur vie et service seront d'un modèle si radical et militant qu'ils pourront susciter de vraies révolutions spirituelles, ouvrant la voie à une nouvelle dispensation, autant pour les vies individuelles que pour les rachetés dans leur ensemble." - E.M. Bounds.

En Europe, et particulièrement en France, un climat férocément antichrétien s'est installé, où le sécularisme a évincé la foi chrétienne de la sphère publique, la restreignant au seul domaine privé, ce qui a rendu la culture hermétique à l'influence bienfaisante de l'Evangile et étouffé la foi chrétienne, privée de toute pertinence pour le monde. L'évolutionnisme constitue le métarécit fondateur de nos sociétés occidentales, et exerce une influence négative sur la jeunesse en particulier, et nos contemporains en général, qui sont privés de points de repère et n’ont pas même l’occasion d’entendre l’Evangile. La foi chrétienne et la Bible sont sournoisement attaquées par les média et nos élites politiques et intellectuelles. La théorie néo-darwinienne constitue un obstacle majeur à l'épanouissement de la foi vivante en Christ.

En outre, l’Eglise est menacée de l’intérieur par le libéralisme et le modernisme ainsi que par toutes sortes de philosophies antichrétiennes, et apparaît bien démunie face aux nouvelles questions intellectuelles, philosophiques, politiques, économiques que soulève le monde. Sous l'influence des philosophes des Lumières, il est devenu courant aujourd'hui de séparer foi et science, la science étant affublée du caractère objectif des faits, tandis que la foi chrétienne se restreindrait à la vie privée et ressortirait du domaine subjectif des valeurs. Par exemple, feu Stephen J. Gould, le célèbre paléontologue évolutionniste athéee marxiste, prônait cette séparation et ce non-recouvrement des deux magistères, celui de la foi, d'une part, et celui de la science ou de la raison, d'autre part. Cette dichotomie maintenant pleinement acceptée sans discussion comme une vérité universelle porte ses fruits néfastes dans la vie de l'Eglise qui s'est retranchée derrière le piétisme (qui restreint l'application de la Bible au seul domaine moral et à la spiritualité).

Il est donc du devoir de l'Eglise d'être correctement équipée afin de pouvoir proclamer la vérité et de défendre la foi (apologétique), en montrant que la Création biblique est vraie et que la Bible est digne de confiance, inerrante et infaillible dans tout ce qu’elle dit. Nous voulons vivre et proclamer le Royaume de Dieu, c'est-à-dire le règne universel et total de Dieu sur toute sa création, sur toutes les sphères de l'existence humaine, sa seigneurie totale sur l'histoire des hommes, depuis la création jusqu'à la consommation finale. Dieu est en effet présent dans tous les événements et mouvements de l'histoire, faisant tout converger vers la réalisation de sa volonté suprême au-dessus des contigences humaines. Il est également le Créateur, l'origine de tout, le Principe premier et le but de toutes choses, alors que la nature entière est le théâtre de sa gloire, et que la science n'est que la contemplation et l'étude admirative des oeuvres de ses mains comme le croyaient les fondateurs de la science moderne.

C'est cette vision de la grandeur et de la splendeur du Royaume de Dieu se manifestant déjà dans notre temps terrestre qu'il est nécessaire de recouvrer.

D'où l'importance de renverser tout raisonnement humain qui s'élève contre la connaissance de Dieu.

Nous croyons qu’il est de la première importance maintenant de ne plus travailler en ordre dispersé, mais de chercher à rassembler nos forces vives, en comptant sur l’assistance et la puissance du Saint-Esprit pour accomplir notre mission de témoins de Jésus-Christ crucifié, ressuscité et glorifié qui revient bientôt !

Dans ce grand combat de restauration de l'ordre créationnel et d'une métaphysique biblique, l'intelligence de la foi doit être restaurée, développée, soutenue, et la réflexion intellectuelle doit retrouver sa place légitime dans l'Eglise, du fait de la confusion doctrinale qui y règne actuellement et de la nécessité de la redresser des ruines amoncelées des fausses idées du siècle (humanisme, darwinisme, évolutionnisme, scientisme, modernisme, athéisme, etc.), sous la tutelle de la Parole de Dieu. Mais nous devons veiller à ce que notre intense travail intellectuel de réflexion ne devienne pas stérile, ni ne devienne seulement une cause d'âpres discussions scientifiques et théologiques qui risquent également de nous décentrer de la perspective céleste et du but poursuivi par le Père, et de susciter des divisions et des controverses sans fin, si elles ne poursuivent pas un but plus élevé, celui de saisir toute la pensée de Christ révélée dans les Ecritures, afin de nous y conformer par une vie sainte et obéissante, et pouvoir ainsi entrer dans une adoration renouvelée de notre Créateur et Rédempteur, contemplant Sa sagesse infinie.

Humblement devant Dieu, nous avons pleinement conscience que rien de ce que nous ferons n'aura un quelconque impact si nos oeuvres ne sont pas embrasées par le feu et l'onction du Saint-Esprit. Mais pour que nos oeuvres soient embrasées, ce sont nos vies et nos cœurs qui doivent être consumés, avant toutes choses. C'est pourquoi nous reconnaissons notre grande faiblesse et notre entière dépendance vis-à-vis du Maître, et désirons nous livrer entre ses mains comme des sacrifices vivants, des instruments malléables, qui ne veulent que la gloire et l'honneur de Jésus-Christ dans l'Eglise comme dans le monde. Et c'est pourquoi aussi nous attachons une très grande importance à la vie de prière autant personnelle que collective, ainsi qu'à une authentique communion de l'Esprit. Il n'y a pas et il n'y aura jamais de travail pour Dieu au fruit éternel en dehors de la condition première "demeurez en Christ".

En outre, bien qu'étant conscients de la grande diversité et même souvent de l'importante divergence d'opinions concernant la doctrine de la création parmi nous, nous chercherons à être revêtus d'un esprit de charité, d'humilité, de patience et d'intégrité vis-à-vis de la Parole de Dieu, étant toujours prêts à être constamment corrigés, instruits et redressés par la Parole de vérité (les Ecritures illuminées par le Saint-Esprit, comprises selon l'analogie de la foi et en accord avec la tradition apostolique), norme ultime de doctrine et de vie devant jauger toutes nos convictions, attitudes et actions. Cet esprit animait les premiers chrétiens de l'Eglise primitive et nos pères dans la foi. A cet égard, deux exemples historiques nous apparaissent comme des modèles d'attitude chrétienne à imiter :

- Le premier se trouve dans le Nouveau Testament, en Actes 18:24-28, où il nous est relaté comment Aquillas et Priscille, à la fois avec tact et franchise, "exposèrent plus exactement la voie de Dieu" à Apollos, "homme éloquent et versé dans les Ecritures (...), instruit dans la voie du Seigneur, et fervent d'esprit", qui "enseignait avec exactitude ce qui concernait Jésus", mais qui ne connaissait que le "baptème de Jean". Nous voyons ici comment l'Eglise de Dieu prenait soin de corriger, dans un esprit d'amour, d'unité et de collaboration, des enseignements déficients, afin que ses docteurs, évangélistes, apôtres puissent être équipés parfaitement pour accomplir leur mission. Les chrétiens s'aimaient d'un amour sincère en Jésus-Christ, leur commun Sauveur, et en raison de cet amour manifesté au Calvaire, rien n'était plus important pour eux que de chercher à maintenir, construire le lien de la paix. Ils étaient donc prêts à se soumettre joyeusement à l'autorité suprême de Dieu et de sa Parole, et par conséquent, à se soumettre les uns aux autres. Et c'est ainsi que la vérité de l'Evangile était soutenue, redressée, fortifiée. Dieu était glorifié, et l'Eglise édifiée.

- Le deuxième nous vient du réveil méthodiste du XVIIIe siècle : deux évangélistes fervents, Whitefield et Wesley, étaient deux amis unis d'un même cœur pour la cause de l'Evangile et pour celle du réveil. S'ils ont été opposés toute leur vie à propos de la controverse calvinisme / arminianisme, ils ont cependant gardé l’un pour l’autre une profonde amitié, au point que Whitefield a même voulu que Wesley donne la prédication le jour de son enterrement. A la manière de Whitefield et de Wesley, nous désirons pouvoir affirmer des convictions fortes, tout en nous aimant et nous respectant profondément de l'amour du Seigneur. C'est cet esprit chrétien qu’il nous faut avoir. En cela, nous voulons témoigner que oui, il est possible d’avoir des désaccords significatifs quant à la doctrine mais d’être lié par l’amour indélébile du Seigneur. Et nous voulons, à travers ce projet, porter ce témoignage haut et fort, à la fois pour l'Eglise et pour le monde.

Notre soupir et notre prière se résument ainsi à un seul mot d'ordre :

TOUT POUR LA GLOIRE DE DIEU !
CONNAÎTRE, AIMER, SERVIR JESUS-CHRIST ET LE FAIRE AIMER DES AUTRES !

Ecoutons l'exégète suisse, Frédéric Godet, conclure pour nous par un appel qui retentit fort :

“Faire l'œuvre de Dieu, la faire dans la lumière de Dieu, par la force de Dieu, avec un cœur d'enfant de Dieu, voilà, si j'ose le dire ainsi, le programme de votre ministère ! La prière, voilà le moyen de le réaliser. (...) De nouvelles questions religieuses se posent, de nouvelles aspirations sociales surgissent ; l'humanité, exaltée par le spectacle des œuvres de ses mains, est comme dans une crise d'enfantement. L'Evangile, qui trois fois déjà a renouvelé la société, en des crises aussi graves, lors de sa première apparition, après le déluge social de l'invasion des barbares et aux temps de la Réformation, l'Evangile est appelé encore une fois, (sera-ce peut-être la dernière?), à déployer ses trésors de force et de lumière, à tendre la main à l'humanité dans le labyrinthe où elle est engagée.
Mais il faut pour cela des hommes qui, d'un côté, comprennent les besoins de leur temps, besoins religieux, intellectuels, sociaux, et qui, de l'autre, sachent interroger cet Evangile éternel tout à nouveau, pour obtenir de lui les réponses qu'il tient en réserve pour des jours tels que ceux-ci, et lui arracher, comme autrefois le prêtre à la Pythie, le mot que lui seul possède et qui pourra servir de fondement à l'ordre nouveau. (...) Demandez à Dieu un cœur assez large pour comprendre votre temps ; demandez-lui en même temps les nouvelles ressources qui vous permettront de satisfaire à ces nouvelles exigences, dans votre sphère, petite on grande. Dites comme les apôtres : Augmente-nous la foi, la foi triomphante pour soutenir celle de ton Église qui va s'affaiblissant, la foi qui transporte les montagnes, la foi par laquelle l'Église pourra achever sa tâche, la conquête du monde !”

Notre identité spirituelle est fondée sur l'héritage doctrinal de la Réformation protestante.

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